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Assurance décès : comment prévoir un capital pour ses proches ?

Pour répondre aux préoccupations de nombreuses personnes quant à la situation de leur famille à leur décès, les compagnies ont créé l'assurance décès. Elle permet au souscripteur de définir un capital qui sera versé à ses bénéficiaires en cas de décès. Certaines invalidités peuvent aussi être prises en charge, dans ce cas c'est le souscripteur qui recevra le capital. Nous vous parlons de ce contrat très apprécié des Français.

décès couvert par une assurance décès avec versement de capital

Qu'est-ce qu'une assurance décès ?

Le but premier de l'assurance décès est de permettre au souscripteur de laisser un capital à ses bénéficiaires le jour de son décès. Ces fonds peuvent par exemple servir à financer les obsèques, bien qu'une autre assurance soit dédiée à cela.

L'assurance décès est souvent souscrite par des personnes qui participent majoritairement aux revenus de leur foyer. En effet, ce contrat permet de garantir la sécurité pécuniaire de la famille du défunt. Surtout dans le cas où le décès intervient lorsque le souscripteur percevait encore des revenus importants (avant la retraite).

Pour éviter d'alourdir le deuil des proches avec les soucis financiers, l'assurance décès est une solution optimale. Cette assurance n'est bien sûr pas obligatoire, elle est souscrite seulement par les personnes qui souhaitent mettre leur proche à l'abri financièrement, s'ils en ont les moyens.

Cette assurance peut parfois couvrir le risque d'invalidité, notamment en versant le capital au souscripteur s'il subit une telle situation. Tout dépend de ce que propose la compagnie auprès de laquelle vous souscrivez.

Si c'est le cas, c'est la perte totale et irréversible d'autonomie qui sera garantie, notamment pour couvrir les frais d'aménagement du lieu d'habitation et combler la perte de revenus liée à cette invalidité.

🚨 Attention : prenez garde à ne pas confondre l'assurance décès avec l'assurance vie ou l'assurance obsèques. La première permet au souscripteur de se constituer lui-même un capital et c'est un produit d'épargne et non de prévoyance. La seconde est spécifiquement destinée au paiement des funérailles et ne peut pas servir à autre chose.

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Comment fonctionne un contrat d'assurance décès ?

Le capital de l'assurance décès peut se constituer par le biais de cotisations. Vous pouvez choisir la périodicité de celle-ci : mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou annuelle. Vous pouvez aussi opter pour un dépôt d'argent à la souscription qui servira de capital.

Sinon, vous pouvez mixer ces 2 solutions, en versant un capital à la souscription et en l'alimentant par des cotisations.

Les formules d'assurance décès sont nombreuses sur le marché. Vous pouvez alors trouver des contrats qui ne prennent en charge que le risque de décès et de perte totale et irréversible d'autonomie. D'autres contrats, plus couvrants, prévoient en plus une couverture du risque d'incapacité.

Vous devez également savoir qu'il existe 2 formes d'assurance décès : l'assurance décès temporaire et l'assurance décès vie entière. Leur principale différence porte sur la durée pendant laquelle le risque est couvert.

L'assurance temporaire, comme son nom l'indique, vous couvre pendant une période limitée. Le capital ne sera versé aux bénéficiaires que si le risque assuré intervient avant la date limite fixée dans le contrat. Si cela ne se produit pas, la compagnie conservera le capital et vos fonds seront perdus.

À l'inverse, l'assurance vie entière verse le capital décès quelle que soit la date à laquelle le décès intervient. De ce fait, les bénéficiaires percevront toujours les fonds en cas de sinistre et ces derniers ne seront jamais perdus contrairement à l'assurance temporaire.

Quoi que vous choisissiez, sachez que vos bénéficiaires ont 2 solutions pour percevoir le capital en cas de décès. Ils peuvent recevoir l'entièreté du capital en une seule fois ou choisir une rente régulière.

Cette deuxième option permet de percevoir de l'argent sur le long terme. Cela peut être une rente au conjoint ou une rente éducation, qui permet aux enfants du défunt de profiter d'un versement régulier pour financer leurs études. Et ce, qu'ils soient mineurs ou en cours de cursus.

Sachez que seule la dernière cotisation versée avant vos 70 ans est imposable, après un abattement de 152 500 €. Pour optimiser la fiscalité de votre assurance décès, nous vous conseillons alors de faire vos versements élevés quand vous êtes jeunes et de les diminuer à l'approche de cette date.

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Que couvre l'assurance décès ?

L'assurance décès porte bien son nom, puisqu'elle couvre le risque de décès du souscripteur en versant un capital à ses bénéficiaires. En fonction du contrat que vous souscrivez, le décès déclenchera le versement du capital selon la cause de la disparition.

Les contrats classiques couvrent souvent les décès faisant suite à une maladie ou à un accident. Toutefois, certaines assurances dites accidentelles, ne prennent en charge que les décès liés à un accident.

Les contrats les plus haut de gamme prennent en charge le décès quelle que soit la cause. Ainsi, en cas d'accident, de maladie, de mort naturelle ou de suicide, vos bénéficiaires pourraient percevoir le capital.

Toutefois, comme nous l'avons dit précédemment, votre contrat peut prévoir davantage de garanties.

Cette assurance peut alors couvrir le risque de perte totale et irréversible d'autonomie. La garantie PTIA est très souvent incluse dans l'assurance décès pour vous couvrir suite à un accident qui vous rendrait invalide.

Cette garantie peut aussi être appelée invalidité définitive et absolue. Quoi qu'il en soit, vous êtes pris en charge si vous ne pouvez définitivement plus faire les gestes du quotidien seul. C'est-à-dire, lorsque vous ne pouvez plus manger, vous habillez ou vous laver sans assistance.

L'invalidité permanente peut aussi être prise en charge. Dans ce cas, l'assureur mandatera un médecin de chez lui pour vous faire une expertise. Il devra déterminer votre taux d'invalidité, qui en fonction des conditions prévues dans votre contrat, déclenchera le versement du capital ou non.

Le taux peut être calculé en prenant en compte l'invalidité professionnelle, l'invalidité fonctionnelle ou les 2. Le taux de déclenchement des garanties dépend entièrement de votre contrat et de votre assureur. Il ne sera donc pas forcément le même que celui de la Sécurité sociale.

Enfin, l'assurance décès peut parfois couvrir l'incapacité temporaire. Celle-ci peut se définir comme l'incapacité d'exercer votre profession ou l'incapacité d'exercer votre profession. Cette nuance est définie dans votre contrat par votre assureur.

Elle peut être partielle ou totale, selon ce que vous pouvez faire ou non. Souvent, la durée maximale d'indemnisation pour celle-ci est de 3 ans, d'où l'aspect temporaire de cette garantie.

La Sécurité sociale ne prend en charge un arrêt maladie que jusqu'au 90e jour d'arrêt. Cette garantie supplémentaire est alors un atout considérable pour les souscripteurs.

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Assurance décès : qui sont les bénéficiaires ?

C'est vous, en tant que souscripteur d'une assurance décès, qui choisissez le ou les bénéficiaires de votre contrat. Pour les désigner, sachez que vous n'êtes pas obligé de le faire à la souscription. Cela peut être fait plusieurs années après la signature du contrat.

Vous disposez de 3 moyens pour le faire : les nommer directement dans votre assurance, les noter dans votre testament ou envoyer une lettre recommandée à votre assureur.

Sachez que les bénéficiaires de votre assurance décès peuvent être différents de vos héritiers naturels (fixés par la loi). Vous pouvez désigner qui vous voulez, même si ce n'est pas un proche ou que c'est une personne morale (ex : une entreprise).

En fonction des conditions prévues dans votre contrat, vos bénéficiaires pourront demander à recevoir le capital en cas de maladie, d'accident, de mort naturelle ou de suicide.

Attention toutefois, le suicide fait souvent partie des exclusions de garanties. Le Code des assurances précise qu'il fera toujours partie d'une exclusion lorsqu'il intervient moins d'1 an après la souscription ou après un avenant qui augmente les garanties.

Si vos bénéficiaires ont accepté explicitement le bénéfice du contrat, vous ne pourrez plus modifier cette clause. En revanche, s'ils ne l'ont pas encore fait, vous pourrez modifier vos bénéficiaires tout au long du contrat.

Les souscripteurs d'une assurance décès ne préviennent pas toujours les bénéficiaires qu'ils les ont désignés. Si c'est le cas, à la date du décès la compagnie a l'obligation de rechercher ces personnes pour les prévenir.

Si malgré cela, vous n'avez pas été appelé et que vous pensez que vous pouvez être le bénéficiaire d'une telle assurance, vous pouvez contacter l'AGIRA. Cette association pour la gestion de l'information sur le risque en assurance liste toutes les compagnies qui proposent ce genre de contrat.

Si vous la contactez, elle va demander à chacune de ces compagnies si un contrat a été souscrit au nom de la personne décédée, que vous pensez susceptible de vous avoir désigné comme bénéficiaire. Ainsi, vous serez fixé.

🧠 À retenir : sachez que si au bout de 10 ans, aucun bénéficiaire n'a été trouvé, les fonds sont versés à la Caisse des dépôts. Vous pourrez d'ailleurs vous rendre sur son site, afin de savoir si vous êtes bénéficiaire de l'une d'elles. Après 20 ans supplémentaires, le capital appartient à l'État et est versé au fonds de réserve pour les retraites.

Les bénéficiaires ont donc 30 ans pour réclamer les fonds d'une assurance décès sur laquelle ils ont été désignés.

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Le questionnaire médical de l'assurance décès

Généralement, lorsque vous souhaitez souscrire une assurance décès, votre assureur vous demandera de remplir un questionnaire médical. Il permet de cerner le risque de décès prématuré que vous présentez en fonction de votre état de santé et de vos antécédents.

Les compagnies ont alors le droit d'augmenter le coût de votre assurance ou de refuser de vous couvrir si vous êtes trop âgé ou si vous êtes atteint d'une maladie grave, telle qu'une affection de longue durée.

Toutefois, sachez que si vous avez été atteint d'un cancer, vous pouvez ne pas le noter dans le questionnaire médical, si cette pathologie est soignée depuis plus de 10 ans. Si vous aviez moins de 18 ans quand vous avez eu votre cancer, il suffira de 5 ans pour que vous ne deviez plus le déclarer.

C'est la convention AERAS qui vous octroie ce droit à l'oubli. Elle a pour objectif de faciliter l'accès à une assurance aux personnes qui ont un risque aggravé de santé.

Alors, peut-on souscrire une assurance décès en étant malade ? Eh bien dans certains cas oui. Il y a en effet quelques assureurs qui n'imposent pas de questionnaire médical à la souscription.

En contrepartie, l'assurance a souvent un coût plus élevé, du fait que l'assureur ne connaisse pas le risque que vous présentez. Vous ne devez choisir cette formule que si votre état de santé pourrait vous empêcher de souscrire un contrat classique.

Aussi, sachez que le décès ou l'invalidité causée par une maladie antérieure à la souscription est souvent exclu des garanties. De ce fait, vérifiez bien les clauses de votre contrat avant de souscrire.

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Quel est le prix d'une assurance décès ?

Le prix d'une assurance décès correspond au montant des cotisations que vous allez payer. Pour les calculer, votre assureur se base sur votre état de santé, votre âge et le montant de capital que vous souhaitez accumuler pour vos bénéficiaires.

À capital et garanties égales, le coût d'une assurance décès peut augmenter considérablement en fonction de votre âge. Plus vous êtes âgé, moins vous avez de temps pour créer le capital et plus vous avez un risque élevé de décès. De ce fait, le coût de l'assurance sera plus élevé.

De la même manière, si vous êtes fumeur, votre risque de décès augmente considérablement. Le coût du contrat augmentera alors en conséquence.

La meilleure solution est alors de faire une simulation de tarifs, que vous pouvez réaliser sur notre comparateur. Ainsi, même si vous êtes âgé, vous pourrez trouver l'assurance décès la moins chère pour vous.

Voici un comparatif* d'assurances décès que vous pourriez trouver sur le marché, en fonction de l'âge du souscripteur :

Âge du souscripteur

Capital à garantir

Cotisation

30 ans

30 000 €

35,32 € / an

40 ans

30 000 €

58,58 € / an

50 ans

30 000 €

120,50 € / an

60 ans

30 000 €

343,26 € / an

70 ans

30 000 €

813,88 € / an

*Méthodologie : comparatif réalisé le 18/10/2021 pour différents âges de souscription.

Pour faire votre propre comparaison et obtenir des devis personnalisés, rendez-vous sur notre site.

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Comment souscrire une assurance décès ?

L'assurance décès est un contrat proposé par plusieurs acteurs, tels que les banques, mutuelles, les assureurs traditionnels ou spécialisés et les courtiers. Tous ces organismes sont disponibles sur notre comparateur. C'est pourquoi il est plus intéressant de passer par cet outil, qui vous fait gagner du temps et de l'argent.

Souvent, vous pouvez souscrire ce contrat dès l'âge de 18 ans et jusqu'à 80 ans. Toutefois, certaines compagnies fixent une limite de souscription à 65 ans. Tout dépend de l'organisme vers lequel vous vous tournez.

Pour afficher les résultats du comparatif, vous devrez simplement indiquer votre âge, votre lieu de résidence, le capital que vous souhaitez garantir et votre situation maritale (marié, célibataire, pacsé).

Sur la page qui affiche les devis, vous pourrez comparer les montants de cotisation qui vous sont proposés par chaque organisme pour choisir celui qui vous convient le mieux.

Comme nous l'avons vu, bien souvent vous devrez remplir un questionnaire médical pour souscrire. L'assureur pourra aussi vous demander de passer un examen médical s'il estime que c'est nécessaire.

En général, vous pourrez souscrire en ligne, directement sur le site de l'organisme assureur. Il vous suffira d'indiquer le capital que vous souhaitez garantir et le mode de versement que vous choisissez (un unique versement à la souscription, un système de cotisations ou un mélange des 2).

Sachez que vous disposez d'un délai de rétractation de 30 jours à compter de la signature du contrat. Cela vous laisse un temps de réflexion supplémentaire et cela vous permet de renoncer à votre assurance si c'est ce que vous désirez.

Si vous annulez votre contrat pendant cette période, votre assureur devra vous rembourser les fonds déjà versés proportionnellement au nombre de jours où vous avez été assuré.

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Alexandre Lamour
Publié le

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